Dans ma jeunesse ... (ça fait mémère qui radote) j'écrivais des poèmes, en voici quelques uns
La lune (Février 69)
Reine éternelle de la nuit
O, toi la muse des poêtes
Benoitement, tu fais risette
Au grand savant qui te poursuit.
Dans ton univers où tout luit
Les étoiles sont tes sujettes
Reste la muse des poêtes
Reine éternelle de la nuit
Quand un satellite fuit
Tu ignores sa pirouette
Pour éclairer notre planète
Tu reviens fidèle et sans bruit
Reine éternelle de la nuit
Reste la muse des poêtes
Toute petite, la lune m'émerveillait, ma petite fille Louise est comme moi, nous regardons la lune souvent toutes les
deux.
Pyramides (Juillet 69)
Apercevoir les pyramides
En approchant du Caire
C'est une surprise extraordinaire
Une émotion splendide
Ces masses de pierres
Si belles et si légères
Dans le ciel, unique ton
Avec lequel tu te confonds
Oh ! toi énorme monument
Que l'homme a élevé
Ni civilisations, ni années
Détruira ton élan si puissant
Tu as vu les civilisations diverses
Les diaboliques fléaux qui renversent
Les étoiles changées de place
Dans ton beau royaume qui est l'espace
L'an dernier, je suis allée en Egypte pour la première fois et j'ai ressenti ce que j'avais écrit il y a presque 40 ans que le tps passe vite !!!
La violette (Mai 69)
Oh ! toi la douce et discrète violette
Quand sortiras-tu donc de ta cachette
Quand sortiras-tu la tête de la mousse
Quand nous montreras-tu tes pétales si douces
Bientôt, je vous le souhaite,
Avec impatience je vous guette
Bientôt je sentirai le parfum suave
De toi, Reine et de tes esclaves
Tu verras les amoureux te cueillir
Mais tu ne pourras pas les haïr,
Tu leur porteras toujours bonheur,
Oh ! toi la plus douce et plus discrète fleur.
Poème écrit à La Goulafrière, maison de campagne de mes parents en Normandie, en revenant d'aller cueillir des
violettes.
Crépuscule d'un berger (mars 70)
Les milles bruits du jour commençaient à se taire
Le silence venait du plus profond des cieux
Dame lune, cette rêveuse, aux doux yeux,
Inclinait sur le troupeau son front solitaire
Pensif, l'oeil rayonnant de clartés inconnues
Le berger contemplait les étoiles venues
Les comptant une à une
Comme une belle fortune
Le silence le berçait
D'une valse ignorée
Révant parmi les fleurs
A ce qui fut joies, à ce qui fut pleurs
Vivant de cette pleine nature
Silencieuse et brutale comme un ciel d'azur.
Poème écrit pour un ami berger à la Bergerie Nationale de Rambouillet où je travaillais comme secrétaire